Recrudescence des cas de rougeole : une solution, la vaccination  

Une recrudescence de cas de rougeole touche actuellement la France, y compris l’Île-de-France. La vaccination est la seule protection individuelle et collective contre la rougeole.



La rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse se transmettant par la toux, les éternuements et les sécrétions nasales. Elle touche toutes les classes d’âge de la population et peut entraîner de graves complications parfois mortelles.

Depuis l’année 2017, on observe une augmentation du nombre de cas de rougeole déclarés chaque mois en Île-de-France. Cette augmentation, également observée dans d’autres régions françaises, est principalement liée à une vaccination insuffisante de la population. En 2016, on estimait à 85 % la population de la région ayant reçu les deux doses recommandées alors que seule une couverture vaccinale à 95 % pourrait permettre d’éliminer la maladie.

Pour se protéger et protéger les autres : vaccinons-nous !

Deux doses de vaccin sont nécessaires pour être protégé. Depuis le 1er janvier 2018, la vaccination est obligatoire dès la petite enfance à 12 et 18 mois (2 doses).

Vérification du statut vaccinal des personnes nées depuis 1980
Il est urgent de vérifier que le vaccin a été administré à deux doses. En cas de vaccination incomplète (une dose), un rattrapage par une seconde dose peut être effectué à tout âge. Consultez votre médecin traitant dès que possible.

Vaccination suite au contact avec un cas de rougeole
Après une exposition à un cas de rougeole, les personnes non immunisées (non vaccinées, 1 seule dose ou incertitude sur le statut vaccinal) peuvent éviter la maladie en se faisant vacciner dans les 72 heures suivant le contact.

Les professionnels (y compris ceux nés avant 1980) en contact avec de jeunes enfants, des femmes enceintes ou des sujets immuno-déprimés, doivent se vacciner contre la rougeole.

Le vaccin contre la rougeole est remboursé à 100 %

La vaccination contre la rougeole est prise en charge à 100 % pour les enfants et les jeunes de moins de 18 ans. Et même pour les jeunes de plus de 18 ans, une prise en charge par la Sécurité sociale est encore possible à hauteur de 65 %, le complément étant remboursé par la mutuelle du jeune assuré ou de ses parents. Le vaccin doit être prescrit par un médecin, ou par une sage-femme (pour une femme enceinte, son entourage ou un nouveau-né de moins de 8 semaines).