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  • Réseau d’hébergement citoyen : la solidarité en acte !
  • L’histoire de Lognes est liée à celle de l’immigration, et au défi réussi de vivre ensemble au-delà, et plus encore grâce à nos différences. Dans notre commune, pas moins de 73 nationalités vivent harmonieusement ! Avec un tel héritage, comment Lognes la Solidaire pourrait-elle rester insensible aux drames humains des vagues d’immigration successives qui touchent l’Europe depuis plusieurs années ?

  • Lognes ma Ville est allée questionner un citoyen humaniste de Lognes, très engagé sur ce sujet, qui se trouve être aussi élu de la majorité municipale. Jean-Denis MEGE accueille dans sa famille des mineurs isolés. Un exemple à suivre ? Pourquoi pas… Interview.

    Vous hébergez un mineur isolé en attente de régularisation : expliquez-nous.
    Aujourd’hui, les réfugiés politiques et économiques représentent une grande diversité de situation. C’est le cas, par exemple, des mineurs isolés. Il faut savoir que tous les réfugiés sont enregistrés en Europe par leurs empreintes digitales. Ensuite, ils sont cantonnés dans leur pays d’enregistrement. Avec les accords de Dublin, aucun réfugié ne peut quitter le pays où il a été enregistré avant d’être « régularisé » Bénéficiaire de Protection Internationale, ou autre. Vous comprenez le problème de l’Italie…

    Et concernant les mineurs ?
    Quand un mineur isolé est présent sur le sol européen, il doit être mis sous protection de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Mais avant cela, il doit prouver son âge et un juge doit le valider. Cette démarche dure 6 mois en moyenne. Pendant ce temps, il est à la rue, même si il a le soutien d’associations telles que UTOPIA 56. Médecin Sans Frontière (MSF) effectue un bilan et une remise à niveau médicale du jeune. L’Association UTOPIA 56 fournit des moyens matériels (tentes, habits…), un accompagnement administratif, organise des apprentissages (du français pour commencer) et recherche des citoyens acceptant d’héberger ces jeunes exposés à la rue.

    C’est là que vous intervenez ?
    Nous sommes des hébergeurs citoyens.

    Comment l’hébergement est-il organisé ?
    Un seul jeune est réparti sur 3 familles qui le logent à tour de rôle pendant un mois. Donc c’est un mois sur trois. Cela permet aux familles de ne pas avoir trop de contraintes. L’idéal serait d’avoir les 3 familles sur la même commune.

    Etes-vous suffisamment nombreux ?
    Il y a une « concurrence » entre ceux qui hébergent dans la cadre de l’ASE (avec une rémunération…), ceux qui hébergent des réfugiés adultes régularisés (de toutes les situations) et ceux qui, comme nous, hébergent des mineurs en attente de prise en charge. Il y a un manque d’hébergement dans la région pour les mineurs. L’Association trouve plus de volontaires en province qu’en Ile-de-France, alors que les dossiers des jeunes sont traités à Paris.

    Et en pratique : comment cela se passe-t-il ?
    Cela se passe bien. Nous essayons de l’aider. Surtout à apprendre le français et à comprendre nos codes sociaux. Le risque, c’est qu’à 18 ans, il se retrouve à la rue. Sans parler français, ses chances d’intégration sont minces. Il risque la clochardisation.

    Et si cela se passait mal ?
    Le risque est réparti sur 3 familles et l‘association reprendrait aussitôt le jeune en charge. Il faut rappeler que le jeune a été évalué préalablement par MSF et en 4 ans de fonctionnement, il n’y a eu que des soucis mineurs, souvent du fait des hébergeants qui ne pouvaient pas poursuivre pour des raisons personnelles.

    La situation actuelle vous révolte-t-elle ?
    Nous sommes déterminés, mais mesurés. Nous comprenons que l’Etat ne puisse pas assurer des conditions d’accueil incitatives. Ceci étant dit, peut-on humainement laisser autant de femmes, d’enfants et d’hommes dans la rue ? Pouvons-nous nous satisfaire du spectacle des rues parisiennes et franciliennes ? La complémentarité entre les actions de l’Etat et celles des associations se joue là.

    Qu’est-ce qui vous a fait passer de l’idée à l’acte ?
    C’est la nécessité d’être JUSTE qui nous pousse. C’est ce que nous voulons renvoyer comme image à l’histoire. Et puis franchement, ce n’est pas grand-chose comparé à ce que cela représentait de cacher des déportés pendant la guerre par exemple.

    Espérez-vous que votre exemple suscite des vocations ?
    Oui, carrément ! Ce serait juste et beau que Lognes, qui porte par sa Municipalité et sa population historique des valeurs universelles, soit un exemple de réseau d’hébergements citoyens !

    PLUS D’INFOS :
    Si vous souhaitez des renseignements sur les démarches nécessaires pour intégrer le réseau d’accueil des mineurs isolés, contactez Lognes ma Ville, par mail : service.communication@mairie-lognes.fr. Nous vous mettrons en relation.

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